Beaucoup de personnes ayant des maladies chroniques souffrent malheureusement d’autres problèmes de santé. Avec pour symptômes courants, la fatigue et la douleur chronique. Mais qu’est ce que réellement une comorbidité? Sachant qu’actuellement, une étude démontre que 42% des malades chroniques, souffrent d’une autre maladie et 23% doivent même faire face à deux pathologies. Voyons tout ceci plus en détail.
La définition de la comorbidité:
La comorbidité est la présence d’une à plusieurs maladies en plus d’une maladie chronique déjà présente.
Le problème de la maladie chronique, c’est qu’elle constitue un terrain très fertile au développement d’une comorbidité. Souvent en causes:
- Les complications pendant les soins d’une maladie chronique de base.
- Le manque de respect des prescriptions médicales.
- Des résidus de la maladie chronique.
- Des effets secondaires aux traitements.
- Les carences alimentaires.
- Un manque de soutien de la part des proches.
Tous ces éléments vont venir se combiner entre eux, rendant le patient encore plus fragile dans sa vie quotidienne. La situation devient alors complexe et il est difficile de mettre en place, des soins de qualité. Cela exige un grand temps de réflexion et des décisions souvent à plusieurs. Imaginer l’évolution potentielle de l’état de santé du patient est alors moins facile, le pronostic moins prévisible.
![Un nez qui penche d'un côté, une arête irrégulière, une narine plus étroite que l'autre : l'asymétrie nasale est fréquente. Elle est parfois discrète, parfois très visible. Elle peut aussi gêner la respiration. Aujourd'hui, plusieurs techniques chirurgicales permettent de la corriger, dont certaines font appel aux ultrasons. Tour d'horizon des solutions, de leurs atouts et de leurs limites. Corriger un nez dévié : où en sont les techniques ? La chirurgie du nez a beaucoup évolué ces dernières années. Aux instruments traditionnels se sont ajoutés des outils plus précis, comme la rhinoplastie ultrasonique, qui permet de sculpter les os du nez de façon plus ciblée. Le choix de la technique dépend toutefois de chaque situation. Il repose sur un examen attentif du nez, de sa structure et des attentes du patient. D'où vient une déviation nasale ? Le nez se compose de plusieurs structures : les os propres du nez en haut, des cartilages en bas et une cloison centrale, le septum. Une déviation peut toucher l'une ou plusieurs de ces structures. Ses origines sont variées : Une cause congénitale : certaines asymétries sont présentes dès la naissance ; Un traumatisme : choc, chute ou accident sportif, parfois oublié depuis l'enfance ; Une croissance asymétrique du visage pendant l'adolescence ; Les séquelles d'une chirurgie antérieure du nez. Des conséquences esthétiques… et parfois fonctionnelles Sur le plan esthétique, un nez dévié attire le regard vers le centre du visage. Il peut donner une impression de déséquilibre, même lorsque la déviation est modérée. Certaines personnes en souffrent sur le plan de l'image de soi. La gêne n'est pas toujours qu'esthétique. Une déviation de la cloison nasale peut réduire le passage de l'air. Elle provoque alors : Une obstruction nasale, souvent d'un seul côté ; Une respiration buccale, notamment la nuit ; Des ronflements ou un sommeil moins réparateur ; Parfois des sinusites à répétition. Lorsque la gêne est à la fois esthétique et respiratoire, on parle de rhinoseptoplastie. Elle corrige à la fois la forme du nez et la cloison. [caption id="attachment_81069" align="aligncenter" width="1078"] Un examen précis permet d'identifier les structures responsables de la déviation.[/caption] Les différentes approches chirurgicales La rhinoplastie fermée ou ouverte La rhinoplastie peut être réalisée par voie fermée, avec des incisions situées à l'intérieur des narines. Elle ne laisse pas de cicatrice visible. La voie ouverte ajoute une petite incision sous la pointe du nez, sur la columelle. Elle offre une meilleure visibilité des structures, utile pour les corrections complexes. La septoplastie Quand la cloison est déviée, le chirurgien la redresse ou retire la partie qui obstrue le passage de l'air. Ce geste peut être réalisé seul ou associé à une rhinoplastie. Des greffes de cartilage sont parfois utilisées pour renforcer ou redresser certaines zones. Les ostéotomies : remodeler l'os Pour corriger une déviation osseuse, le chirurgien doit sectionner et repositionner les os du nez. C'est ce qu'on appelle les ostéotomies. Deux grandes familles d'instruments existent pour les réaliser. Instruments traditionnels ou ultrasons : quelles différences ? Les instruments traditionnels Historiquement, les os du nez sont travaillés avec des ostéotomes, sortes de petits ciseaux à frapper, et des râpes. Ces instruments ont fait leurs preuves depuis des décennies. Ils permettent des interventions rapides, et de nombreux chirurgiens les maîtrisent parfaitement. Leur principale limite : la fracture de l'os est moins contrôlée. Les tissus voisins peuvent être davantage sollicités, ce qui favorise parfois les ecchymoses et le gonflement. La technologie ultrasonique La piézochirurgie utilise des inserts qui vibrent à fréquence ultrasonique. Ils coupent ou sculptent l'os de manière très précise. Leur particularité : ils agissent sur les tissus durs, comme l'os, tout en épargnant largement les tissus mous, comme les muqueuses ou les vaisseaux. Cette technique présente plusieurs intérêts : Une précision accrue dans le remodelage de l'os ; Un meilleur contrôle visuel des gestes ; Des suites parfois plus légères, avec moins d'œdème et d'ecchymoses selon plusieurs publications ; La possibilité de corrections fines sur des asymétries complexes. Les limites de chaque méthode Aucune technique n'est universelle. La rhinoplastie ultrasonique demande souvent une voie ouverte et un décollement plus large des tissus. L'intervention peut être plus longue. Elle nécessite aussi un équipement spécifique et une formation particulière du chirurgien. Pour une petite correction, elle n'est pas toujours indispensable. Les instruments traditionnels restent, eux, pertinents dans de nombreux cas. Leur résultat dépend largement de l'expérience de l'opérateur. Dans tous les cas, la technique doit être choisie en fonction de l'anatomie du patient, et non l'inverse. Et la rhinoplastie médicale ? Les injections d'acide hyaluronique peuvent camoufler une légère asymétrie. Elles ne redressent toutefois ni l'os ni la cloison. Elles ne règlent aucun problème respiratoire. Elles comportent aussi des risques, notamment vasculaires, et doivent être réalisées par un médecin qualifié. Les suites opératoires Après une rhinoplastie, quelle que soit la technique, plusieurs étapes sont à prévoir : Une attelle est généralement portée sur le nez pendant environ une semaine ; Des ecchymoses et un gonflement apparaissent autour des yeux, puis s'estompent progressivement ; Une gêne respiratoire transitoire est fréquente les premiers jours ; Une éviction sociale d'une à deux semaines est souvent conseillée ; Le résultat définitif s'apprécie après plusieurs mois, souvent autour d'un an. Les sports de contact et le port de lunettes lourdes sont à éviter pendant un temps défini par le chirurgien. Bien préparer son projet Une rhinoplastie est une intervention à part entière. Elle doit être réalisée par un chirurgien qualifié, en chirurgie plastique ou en ORL et chirurgie cervico-faciale. Pour une chirurgie à visée esthétique, la loi impose un délai de réflexion d'au moins 15 jours après la remise du devis. Lorsque la gêne est respiratoire, la partie fonctionnelle de l'intervention peut être prise en charge par l'Assurance Maladie, sous conditions. Pour mieux comprendre l'intervention et ses risques, la Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique met à disposition des fiches d'information destinées aux patients. Un nez redressé, un visage rééquilibré Corriger un nez dévié, c'est souvent améliorer à la fois l'harmonie du visage et le confort respiratoire. Techniques traditionnelles et ultrasoniques ont chacune leur place. Le bon choix dépend de l'anatomie, de l'importance de la déviation et de l'expérience du chirurgien. Une consultation approfondie reste la première étape.](https://www.celyatis.com/wp-content/uploads/2026/10/905e5a13-a053-4fde-90d1-fb2c6003a571.jpg-2026-10-12T113742.747.png)
Les facteurs aggravants:
Parce que cela ne suffit pas d’avoir plusieurs maladies, d’autres facteurs viennent encore plus noircir ce tableau. Ils vont alors accélérer le risque d’une comorbidité, où l’avancer, selon l’âge et la précarité du patient.
Nous pouvons constater qu’après 50 ans, la moitié des malades chroniques, vont souffrir d’une autre maladie. En dépassant 65 ans, nous passons à 80%, et 60% souffrant de deux maladies chroniques.
Le vieillissement augmente donc les risques et l’arrivée de troubles sur la santé. La précarité également, les personnes isolées, avec un faible niveau sociale, seraient plus vulnérables à la comorbidité. Ces personnes consultent moins, se soignent moins et ont parfois du mal avec la plupart des démarches administratives.
C'est quoi ?Voyager sereinement : les bons réflexes pour protéger ses donnéesCe sont ces deux facteurs qui favorisent le plus, cette augmentation des comorbidités et aggravent grandement la maladie chronique d’origine.
Comorbidité et accumulation:
La comorbidité se rajoutant, peut être encore plus handicapante que la première maladie devenue chronique, entrainant parfois le décès d’un patient. Les maladies vont se combiner de manière exponentielle, dégradant alors rapidement la santé du patient. Cela peut être rapidement handicapant et altère la qualité de vie, avec des dommages collatéraux sur la famille.
Du coup les consultations sont de plus en plus fréquentes, avec de nombreux examens, parfois des traitements très complexes, des soins bien compliqués. Les avis peuvent diverger sur les choses qu’il faut faire ou non, ainsi que sur le reste à charge financier, qui parfois est bien trop important.
Le malade chronique va consulter son médecin en moyenne 4 fois par an. Selon le nombre de comorbidités s’y ajoutant il peut consulter jusqu’à 15 fois dans une année. Le coût de la prise en charge va donc rapidement exploser. Avoir plus de comorbidités demande plus d’interventions médicales, plus de médicaments, qu’ils faut ajuster régulièrement.
Du coup la démarche d’une personne avec une comorbidité va être bien plus complexe, et le système de santé actuel est parfois dépassé, traitant plutôt une seule maladie à la fois. 
Exemples de comorbidités:
Voici une liste ( non exhaustive ) des différentes comorbidités, régulièrement constater en plus d’une maladie chronique.
Les pathologies dites cardio-vasculaires:
- Un antécédent d’accident vasculaire cérébral.
- Une chirurgie cardiaque par le passé.
- De l’hypertension artérielle.
- Une insuffisance cardiaque.
- Un antécédent de coronaropathie.
Les pathologies chroniques de la respiration:
- Une insuffisance respiratoire,
- Une broncho pneumopathie.
- De l’asthme, modéré à sévère.
- Une fibrose pulmonaire.
- L’apnée du sommeil.
- La mucoviscidose.
Les pathologies dites neurologiques:
- Une paralysie cérébrale,
- Les maladies du motoneurone,
- La sclérose en plaques,
- Une tumeur,
- Une maladie cérébelleuse progressive,
- La maladie de Parkinson.
Mais il peut également y avoir une comorbidité comme:
- Le diabète de type 1 et 2,
- L’obésité, avec un IMC ≥30,
- Une insuffisance rénale,
- Le cancer,
- Les maladies hépatiques comme la cirrhose,
- Des troubles psychiatriques ou la démence,
- Le syndrome drépanocytaire..

Les différents mécanismes:
Biologiquement, nous constatons de nombreux dérèglements cardiovasculaires, métaboliques, inflammatoires, musculaires, osseux et cérébraux chez les patients ayant plusieurs comorbidités.
Psychologiquement, nous constatons des épisodes dépressifs, beaucoup d’anxiété. Mais aussi des problèmes cognitifs comme un manque d’attention, de mémoire ou d’analyse.
Socialement, les conséquence sont parfois dramatiques, avec une perte d’emploi, une séparation conjugale, le manque de compréhension familiale. Des soucis financiers avec des difficultés à couvrir les fraise de soins et de traitements médicaux, un cercle amical qui se réduit..
C'est quoi ?Se reconnaître dans les descriptions du haut potentiel ne suffit pas à conclureNous constatons aussi que la pollution, les pesticides ainsi que les différents allergènes, vont venir d’autant plus affecter les personnes déjà bien fragilisées par leurs différentes maladies chroniques.
La comorbidité ne devrait pas être un simple comptage des différentes maladies apparaissant chez un patient. Il peut également y avoir des troubles, des complications, qui ne sont pas en lien avec la maladie initiale.
La fatigue et le stress chronique sont parfois considérés comme des symptômes et non plus comme des pathologies. Les comorbidités sont alors parfois difficile à évaluer.
Prenez soin de vous, pensez à avoir une bonne alimentation, de l’activité physique, pour limiter le risque d’apparition d’une comorbidité.



