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Maladie de Basedow : les symptômes thyroïdiens à ne pas ignorer

La maladie de Basedow bouleverse le fonctionnement de la thyroïde, accélère le métabolisme et entraîne une série de symptômes parfois déroutants. Nervosité, palpitations, amaigrissement, yeux qui changent d’aspect… ces signaux ne relèvent pas toujours du stress ou de la fatigue passagère.

Une hyperthyroïdie non prise en charge expose à des complications cardiovasculaires, osseuses et oculaires. Comprendre les manifestations typiques et plus discrètes de la maladie de Basedow aide à réagir sans délai et à dialoguer efficacement avec le professionnel de santé.

Aspect clé Points essentiels
Symptômes principaux Amaigrissement, palpitations, nervosité, irritabilité, fatigue intense.
Signes oculaires 👀 Yeux exorbités, sécheresse, gêne visuelle.
Manifestations physiques Tremblements, chaleur excessive, sueurs, accélération du transit.
Quand consulter ? En cas de symptômes persistants ou cumulés suggérant une hyperactivité thyroïdienne.

Source : Donnees issues de la litterature medicale endocrinologique (Harrison s Principles of Internal Medicine).

Maladie de Basedow : comprendre cette hyperthyroïdie auto-immune

La maladie de Basedow, aussi nommée maladie de Graves-Basedow, correspond à une hyperthyroïdie d’origine auto-immune. Le système immunitaire produit des anticorps dirigés contre le récepteur de la TSH (TSH-R), qui stimulent en continu la glande thyroïde. Cette stimulation provoque une production excessive d’hormones thyroïdiennes (T3 et T4), responsable des symptômes thyroïdiens caractéristiques.

La glande thyroïde, située à la base du cou, pilote de nombreuses fonctions : fréquence cardiaque, température corporelle, transit intestinal, poids, humeur, sommeil. En cas de maladie de Basedow, l’ensemble de cet équilibre endocrinien se dérègle et le corps passe en « mode accéléré ».

Cette pathologie touche surtout les femmes jeunes et d’âge moyen, mais concerne aussi les hommes et parfois l’enfant. Un terrain génétique intervient souvent, associé à des facteurs environnementaux comme le tabac, le stress chronique, certaines infections ou des variations hormonales (grossesse, post-partum).

À retenir : la maladie de Basedow n’est pas un simple « dérèglement passager ». Il s’agit d’une affection auto-immune nécessitant un suivi médical structuré, à l’image d’autres pathologies hormonales chroniques.

Signes généraux d’hyperthyroïdie : quand l’organisme s’emballe

Avant même d’identifier l’origine auto-immune, plusieurs symptômes généraux d’hyperthyroïdie apparaissent. Ils traduisent l’excès d’hormones thyroïdiennes dans le sang, indépendamment de la cause précise.

Perte de poids et fonte musculaire malgré un bon appétit

Un signe fréquent reste la perte de poids involontaire. Le métabolisme basal s’accélère, l’organisme consomme plus d’énergie au repos. Beaucoup de patients gardent un appétit conservé, voire augmenté, sans réussir à stabiliser leur poids.

Cette perte de poids s’accompagne souvent d’une fonte musculaire progressive. Les patients décrivent des difficultés à monter les escaliers, à se lever d’une chaise, à porter les courses. Les muscles proximaux (cuisses, épaules) se fatiguent rapidement.

Fatigue paradoxale et intolérance à la chaleur

La fatigue liée à la maladie de Basedow surprend souvent : les patients se sentent épuisés malgré un état d’agitation interne. L’organisme fonctionne en sur-régime, ce qui use les réserves énergétiques. Cette asthénie s’associe à une diminution de l’endurance et à une moindre récupération après l’effort.

Une intolérance à la chaleur apparaît fréquemment. Le patient transpire davantage, supporte mal les pièces chauffées ou les périodes estivales, ressent des bouffées de chaleur et a tendance à ouvrir les fenêtres même quand l’entourage a froid.

Transit accéléré et troubles digestifs

L’excès d’hormones thyroïdiennes augmente la motricité intestinale. De nombreux patients rapportent un transit accéléré, avec des selles plus fréquentes, parfois des diarrhées légères mais répétées. Cette modification du transit s’associe parfois à des douleurs abdominales modérées, des ballonnements ou des envies pressantes.

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Ces signes gastro-intestinaux peuvent évoquer d’autres pathologies digestives. En cas de doute ou de symptômes digestifs variés, un tour d’horizon des symptômes de la maladie cœliaque garde du sens, surtout en cas de terrain auto-immun global.

Conseil pratique : tenir un carnet de suivi du poids, du transit et de la fatigue sur quelques semaines aide à objectiver l’évolution et fournit des éléments concrets lors de la consultation médicale.

Symptômes thyroïdiens cardinaux dans la maladie de Basedow

Au-delà du tableau général d’hyperthyroïdie, certains symptômes thyroïdiens orientent davantage vers la maladie de Basedow : goitre, signes oculaires, manifestations cardiaques marquées et troubles du système nerveux.

Goitre thyroïdien : un cou qui change progressivement

La thyroïde augmente de volume sous l’effet de la stimulation par les anticorps. On parle de goitre diffus. Le cou prend un aspect plus épaissi à la base, parfois symétrique, parfois légèrement dissymétrique. Le patient le remarque en se regardant de profil ou en fermant une chemise qui serre davantage.

Au toucher, le goitre de Basedow est souvent ferme, élastique, parfois soufflant. Le médecin peut percevoir un frémissement ou entendre un souffle vasculaire à l’auscultation, signe d’une hypervascularisation thyroïdienne.

« Je voyais mon cou gonfler sur les photos, mais je pensais à une mauvaise posture. Mon médecin a tout de suite parlé de goitre et demandé un bilan thyroïdien. C’est comme ça que le diagnostic de Basedow a été posé. »

Manifestations oculaires : exophtalmie et gêne visuelle

Les yeux sont souvent au centre de la maladie de Basedow. Dans de nombreux cas, survient une orbitopathie basedowienne : les tissus situés derrière le globe oculaire deviennent œdématiés et inflammatoires. Cela provoque :

  • Une exophtalmie (yeux qui paraissent « sortis » des orbites).
  • Une rétraction palpébrale (paupières plus ouvertes, regard « étonné » ou « fixe »).
  • Une sensation de sable dans les yeux, sécheresse, brûlures oculaires.
  • Une photophobie (gêne à la lumière) et parfois une vision double (diplopie).

Certains patients consultent d’abord un ophtalmologiste pour une irritation oculaire chronique, un larmoiement inhabituel ou une modification esthétique du regard. L’association de ces troubles à une hyperthyroïdie biologique oriente fortement vers une maladie de Basedow.

Attention clinique : une douleur oculaire, une baisse d’acuité visuelle, une vision double récente ou une difficulté à fermer complètement les yeux imposent un avis ophtalmologique rapide. Ces manifestations signalent une atteinte orbitaire active.

Palpitations, tachycardie et troubles du rythme

L’excès d’hormones thyroïdiennes agit directement sur le système cardiovasculaire. Les symptômes les plus fréquents restent :

  • Une tachycardie permanente ou paroxystique, avec fréquence cardiaque souvent supérieure à 90–100 bpm au repos.
  • Des palpitations ressenties comme des battements forts, rapides ou irréguliers.
  • Un essoufflement à l’effort, parfois au repos, avec sensation d’oppression thoracique.

Chez certaines personnes, notamment après 50 ans, l’hyperthyroïdie provoque des troubles du rythme cardiaque comme la fibrillation atriale. Ce trouble du rythme augmente le risque d’accident vasculaire cérébral et nécessite une prise en charge rigoureuse.

Agitation, tremblements et hypersensibilité émotionnelle

Le système nerveux central réagit fortement aux hormones thyroïdiennes. Les patients décrivent souvent :

  • Un état d’agitation interne, une impression de ne jamais réussir à se poser.
  • Des tremblements fins des mains, visibles en tendant les bras.
  • Une irritabilité accrue, une hypersensibilité émotionnelle, des accès de colère ou de larmes.
  • Un sommeil léger, entrecoupé, avec difficultés d’endormissement.

Ces symptômes psychiques orientent facilement vers un trouble anxieux ou un burn-out. Un bilan thyroïdien simple (TSH, T3L, T4L) permet de trancher. En cas de doutes répétés face à des signes généraux, la consultation de ressources sur les symptômes de différentes maladies accompagne la réflexion, sans remplacer l’avis médical.

Signes plus discrets mais significatifs à ne pas sous-estimer

Certains symptômes associés à la maladie de Basedow passent au second plan, car moins spectaculaires. Ils témoignent pourtant de l’impact global de l’hyperthyroïdie auto-immune sur l’organisme.

Peau, cheveux, ongles : des signaux cutanés fréquents

L’excès d’hormones thyroïdiennes agit sur la peau et les phanères. On observe souvent :

  • Une peau chaude, parfois moite, avec rougeurs du visage ou des mains.
  • Une sudation abondante, notamment la nuit.
  • Une perte de cheveux diffuse, avec cheveux plus fins et fragiles.
  • Des ongles cassants, striés, qui se dédoublent facilement.

Dans certains cas, un épaississement de la peau au niveau des tibias (dermopathie prétibiale) liée à la maladie de Basedow apparaît, bien que cette manifestation reste plus rare.

Cycles menstruels, fertilité et troubles sexuels

Chez la femme, l’hyperthyroïdie basedowienne influence l’équilibre hormonal ovarien. Plusieurs changements peuvent survenir :

  • Des cycles plus courts ou au contraire irréguliers.
  • Une diminution du flux menstruel (hypoménorrhée).
  • Des difficultés à concevoir, en lien avec le déséquilibre hormonal général.

Chez l’homme, les symptômes incluent parfois une baisse de la libido, une dysfonction érectile et une diminution de la qualité du sperme. Ces troubles relèvent à la fois de l’hyperthyroïdie biologique et du retentissement psychologique de la maladie.

Santé osseuse, musculaire et métabolique

Une hyperthyroïdie prolongée favorise la résorption osseuse, avec risque d’ostéopénie puis d’ostéoporose. Chez les personnes déjà à risque (femmes ménopausées, antécédents familiaux, faible apport en calcium), la surveillance osseuse prend tout son sens.

Sur le plan musculaire, la faiblesse prédomine aux racines des membres : difficulté à monter, porter, se relever. L’endurance se réduit, même chez un patient habituellement sportif. Mettre en place à terme une rééducation musculaire douce contribue à récupérer une partie de la force perdue.

Astuce de suivi : noter dans un carnet les activités du quotidien devenues compliquées (monter deux étages, porter une valise, jardiner) permet de mesurer objectivement les progrès après stabilisation de la thyroïde.

Tableau comparatif : symptômes clés de la maladie de Basedow

Le tableau suivant récapitule les principaux symptômes thyroïdiens de la maladie de Basedow et leur signification clinique.

Symptôme Catégorie Signification clinique
Tachycardie, palpitations Cardiovasculaire Stimulation cardiaque directe par les hormones thyroïdiennes, risque de troubles du rythme
Perte de poids avec appétit conservé Métabolique Augmentation du métabolisme basal et de la dépense énergétique
Agitation, irritabilité, tremblements Neuro-psychique Hyperstimulation du système nerveux central et périphérique
Goitre diffus Thyroïdien local Hypertrophie thyroïdienne stimulée par les anticorps anti-récepteur de la TSH
Exophtalmie, gêne oculaire Oculaire Inflammation auto-immune des tissus orbitaires (orbitopathie basedowienne)
Intolérance à la chaleur, transpiration Thermorégulation Augmentation de la thermogenèse et du débit sanguin cutané
Transit accéléré Digestif Accélération de la motricité intestinale
Troubles menstruels, baisse de fertilité Reproducteur Déséquilibre hormonal global et retentissement endocrinien périphérique

De la suspicion au diagnostic : bilan thyroïdien et examens ciblés

Face à ces symptômes évocateurs, le diagnostic de maladie de Basedow repose sur un bilan biologique et des examens d’imagerie adaptés.

Bilan sanguin : TSH, T3, T4 et anticorps spécifiques

Le premier examen reste le dosage de la TSH ultrasensible. En cas d’hyperthyroïdie, la TSH est effondrée. On complète par les dosages de T3 libre et T4 libre, souvent augmentés dans la maladie de Basedow active.

La présence d’anticorps anti-récepteur de la TSH (TRAb) confirme le caractère auto-immun. D’autres anticorps (anti-TPO, anti-thyroglobuline) peuvent être associés, en particulier en cas de contexte auto-immun plus large.

« Le bilan a montré une TSH indosable avec des T4 très élevées. Les anticorps TRAb sont revenus positifs. Le diagnostic de maladie de Basedow ne faisait plus de doute. »

Échographie thyroïdienne et scintigraphie

L’échographie thyroïdienne évalue le volume du goitre, sa structure et sa vascularisation. Dans la maladie de Basedow, la thyroïde apparaît souvent hypoéchogène, homogène et très vascularisée au Doppler.

La scintigraphie thyroïdienne avec iode ou technétium renseigne sur la répartition de la fixation. La maladie de Basedow donne typiquement une hyperfixation diffuse. Cet examen aide à distinguer Basedow d’autres causes d’hyperthyroïdie (nodule toxique, goitre multinodulaire toxique).

Examens complémentaires en fonction des symptômes

Selon le tableau clinique, d’autres investigations complètent le bilan :

  • Électrocardiogramme et éventuellement Holter en cas de palpitations ou d’arythmie.
  • Bilan osseux (densitométrie) en cas d’hyperthyroïdie prolongée, surtout chez la femme ménopausée.
  • Examen ophtalmologique détaillé en cas de signes oculaires.

Dans certains contextes, notamment en présence d’autres symptômes systémiques, l’exploration d’éventuelles manifestations de la maladie de Cushing ou d’autres troubles endocriniens s’envisage, afin d’avoir une vision globale de l’état hormonal.

Point méthode : conserver l’ensemble des résultats d’analyses dans un classeur ou un dossier numérique simplifie le suivi, surtout en cas de consultations auprès de plusieurs spécialistes (endocrinologue, cardiologue, ophtalmologiste).

Complications possibles en cas de retard de prise en charge

Une maladie de Basedow non diagnostiquée ou insuffisamment traitée expose à différentes complications qui concernent plusieurs organes.

Crise thyrotoxique : urgence vitale

La crise thyrotoxique représente une urgence médicale. Elle correspond à une aggravation brutale de l’hyperthyroïdie, souvent déclenchée par une infection, une chirurgie, un stress intense ou l’arrêt brutal du traitement.

Le tableau associe :

  • Fièvre élevée.
  • Tachycardie majeure, parfois troubles du rythme sévères.
  • Agitation intense ou au contraire confusion.
  • Vomissements, diarrhées, déshydratation.

Sans prise en charge rapide, le pronostic vital se trouve engagé. Le traitement se déroule en milieu hospitalier, avec mesures de réanimation, blocage rapide de la synthèse hormonale et prise en charge de la cause déclenchante.

Atteintes cardiovasculaires et osseuses

Un excès chronique d’hormones thyroïdiennes surcharge le cœur. Le risque de fibrillation atriale, d’insuffisance cardiaque et d’accidents vasculaires augmente. Cette dimension cardiovasculaire justifie un suivi régulier, particulièrement chez les personnes plus âgées ou présentant déjà un terrain cardiaque.

Sur le plan osseux, l’augmentation du remodelage conduit à une perte minérale progressive. Le risque de fracture, notamment du col du fémur ou des vertèbres, se trouve alors renforcé. La correction de l’hyperthyroïdie, associée à une hygiène de vie adaptée (apport suffisant en calcium et vitamine D, activité physique régulière), contribue à limiter ce risque.

Retentissement psychologique et qualité de vie

La maladie de Basedow n’affecte pas uniquement le corps. Les symptômes psychiques pèsent sur la qualité de vie : anxiété, irritabilité, troubles du sommeil, perte de confiance dans son corps, inquiétude pour l’avenir.

Les modifications esthétiques (perte de poids, exophtalmie, tremblements visibles) peuvent aussi modifier l’image de soi et les relations sociales. Un accompagnement psychologique ou la participation à un groupe de parole apporte souvent un soutien précieux.

Repère personnel : noter sur une échelle de 0 à 10 son niveau d’anxiété, de fatigue et de gêne sociale chaque semaine permet de suivre l’évolution et d’adapter la prise en charge globale avec l’équipe soignante.

Traitements de la maladie de Basedow : objectifs et impacts sur les symptômes

Le traitement vise à normaliser la fonction thyroïdienne, limiter l’activité auto-immune et soulager les symptômes. Plusieurs stratégies thérapeutiques existent, souvent combinées dans le temps.

Médicaments antithyroïdiens de synthèse

Les antithyroïdiens de synthèse (carbimazole, méthimazole, propylthiouracile) freinent la production d’hormones thyroïdiennes. Ils représentent souvent le premier traitement proposé. Leur action permet en quelques semaines de réduire :

  • La tachycardie et les palpitations.
  • Les tremblements et l’agitation.
  • L’intolérance à la chaleur et la sudation.

La durée du traitement se situe généralement entre 12 et 18 mois, parfois plus. Un suivi biologique régulier contrôle la TSH, la T3, la T4 et les anticorps, ainsi que les éventuels effets indésirables (prise de sang pour la numération formule sanguine et la fonction hépatique).

Iode radioactif et chirurgie thyroïdienne

Lorsque les médicaments ne suffisent pas, en cas de rechutes répétées ou de contre-indication, deux options définitives se discutent :

  • Iode radioactif : destruction progressive d’une partie de la thyroïde par administration orale d’iode radioactif.
  • Thyroïdectomie totale ou partielle : ablation chirurgicale de la glande, réalisée par un chirurgien ORL ou un chirurgien spécialisé.

Ces options conduisent souvent à une hypothyroïdie définitive, corrigeable par une substitution en hormones thyroïdiennes (lévothyroxine). Ce passage à un état stable et contrôlé limite les variations hormonales et réduit le risque de complications.

Soins spécifiques des yeux et prise en charge des symptômes associés

L’atteinte oculaire nécessite parfois un traitement dédié :

  • Larmes artificielles, gels lubrifiants, lunettes de soleil pour soulager la sécheresse.
  • Corticothérapie ou traitements immunomodulateurs en cas d’orbitopathie active.
  • Chirurgie oculaire dans certaines formes sévères ou séquellaires.

En parallèle, le médecin peut prescrire des bêtabloquants pour atténuer les palpitations et les tremblements en début de traitement, en attendant la normalisation hormonale.

Limite à connaître : même après stabilisation de la thyroïde, certains signes comme une légère exophtalmie ou une fatigue résiduelle persistent parfois. Un suivi au long cours et des ajustements thérapeutiques soutiennent alors le confort de vie.

Hygiène de vie et auto-surveillance des symptômes thyroïdiens

Le traitement médicamenteux constitue un pilier, mais l’hygiène de vie influence nettement la perception des symptômes et la qualité de vie au quotidien.

Alimentation, sommeil et activité physique adaptée

Sur le plan nutritionnel, en phase d’hyperthyroïdie, l’organisme consomme davantage d’énergie. Un apport calorique légèrement augmenté avec des protéines de qualité (poisson, œufs, légumineuses, volailles) aide à limiter la fonte musculaire. Un bon équilibre entre glucides complexes et lipides de qualité soutient également le métabolisme.

Le sommeil mérite une attention particulière : horaires réguliers, limitation des écrans en soirée, environnement calme et frais. Des techniques de relaxation (respiration contrôlée, cohérence cardiaque, méditation guidée) favorisent un endormissement plus serein malgré l’agitation interne.

L’activité physique, modérée et régulière, optimise la récupération musculaire et la santé cardiovasculaire. Marche, natation douce, vélo à intensité modérée constituent des options souvent bien tolérées, à adapter selon la fatigue et l’avis médical.

Arrêt du tabac et gestion du stress

Le tabac aggrave nettement l’atteinte oculaire dans la maladie de Basedow et favorise des évolutions orbitaires plus sévères. Un accompagnement au sevrage (consultation tabacologique, substituts nicotiniques, soutien psychologique) s’intègre pleinement à la prise en charge globale.

C'est quoi ?Se reconnaître dans les descriptions du haut potentiel ne suffit pas à conclure

La gestion du stress joue aussi un rôle clé. Plusieurs approches coexistent :

  • Séances de sophrologie ou de relaxation.
  • Pratiques de pleine conscience adaptées.
  • Accompagnement psychothérapeutique pour mieux appréhender la maladie.

Ces stratégies n’annulent pas l’origine auto-immune, mais réduisent le retentissement émotionnel et facilitent l’adhésion au suivi.

Auto-surveillance des signes d’alerte

Avec le temps, beaucoup de patients apprennent à reconnaître précocement une reprise d’activité de la maladie : retour d’une tachycardie, nervosité inhabituelle, baisse de poids rapide, troubles du sommeil. Un contrôle biologique précoce en cas de doute limite les rechutes sévères.

La tenue d’un carnet de symptômes, associée à une mesure occasionnelle de la fréquence cardiaque au repos, donne des repères utiles. Ce suivi personnel complète le calendrier des consultations médicales et des prises de sang.

« En notant mon pouls et mon niveau de fatigue tous les soirs, j’ai repéré très tôt la dernière poussée. On a ajusté le traitement avant que les symptômes ne deviennent trop pénibles. »

Questions fréquentes sur les symptômes de la maladie de Basedow

Certains points reviennent souvent lors des consultations. Une clarification aide à mieux interpréter les signaux du corps au fil du temps.

Les symptômes peuvent-ils varier d’une personne à l’autre ?

Les grands mécanismes (hyperactivité métabolique, stimulation cardiaque, agitation nerveuse) restent communs, mais l’intensité des symptômes varie nettement selon l’âge, le sexe, le terrain cardiovasculaire, le niveau d’activité auto-immune et la sensibilité individuelle.

Une personne peut présenter une exophtalmie marquée avec des signes cardiaques modérés, tandis qu’une autre aura l’inverse. Cette variabilité justifie une prise en charge personnalisée, centrée sur les symptômes les plus gênants et les risques principaux.

La maladie de Basedow peut-elle mimer d’autres troubles ?

La maladie de Basedow peut ressembler à un trouble anxieux, à un surmenage ou à une dépression agitée. Fatigue, irritabilité, troubles du sommeil et amaigrissement s’observent dans plusieurs contextes. D’où la nécessité de ne pas s’arrêter à une seule hypothèse lorsque les symptômes persistent.

En parallèle, d’autres maladies endocriniennes ou auto-immunes présentent des manifestations partiellement similaires. Une vision globale des symptômes des principales maladies aide parfois à préparer le dialogue avec le médecin, tout en gardant à l’esprit que seul un bilan médical permet un diagnostic fiable.

Les symptômes disparaissent-ils complètement avec le traitement ?

Une fois la fonction thyroïdienne rééquilibrée, de nombreux symptômes s’atténuent nettement : palpitations, intolérance à la chaleur, amaigrissement, tremblements, agitation. Certains paramètres, comme la densité osseuse ou la force musculaire, s’améliorent plus lentement et demandent plusieurs mois.

Les manifestations oculaires restent parfois plus persistantes. Même stabilisées, elles gardent une part de séquelle esthétique ou fonctionnelle. D’où l’intérêt d’un suivi ophtalmologique précocement coordonné avec le traitement de la thyroïde.

Réflexe utile : en cas de réapparition de palpitations, de perte de poids rapide ou de modification du regard, prendre contact sans délai avec l’équipe médicale permet d’ajuster le traitement avant l’installation de complications.

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