Les méthodes de soins au Moyen-Âge étaient empreintes de pratiques traditionnelles, de croyances religieuses et d’un savoir médical initial qui évoluait lentement. L’approche thérapeutique de cette époque lointaine offrait un mélange unique d’herboristerie, de superstitions et de rudiments chirurgicaux.
Les principes fondamentaux des soins médicaux au Moyen-Âge
Les individus au Moyen-Âge se soignaient grâce à l’herboristerie, la religion, ainsi qu’aux premières formes de chirurgie. Les hôpitaux étaient rares et le savoir médical était basé sur les textes antiques et la tradition orale.
La médecine médievale était fondamentalement héritée des connaissances de l’Antiquité grecque et romaine, notamment les écrits de Hippocrate et de Galien. A cela s’ajoutaient les influences des savants arabes et perses, qui jouèrent un rôle majeur dans la transmission de connaissances médicales notamment par leurs traductions et commentaires.

La médecine par les plantes
Les simples, comme étaient appelées les plantes médicinales, tenaient une place centrale dans les soins au Moyen-Âge. Les guérisseurs, souvent des moines dans les monastères ou des femmes ayant un savoir transmis par tradition orale, utilisaient ces simples pour concocter des remèdes:
- Décoctions
- Infusions
- Onctions
- Cataplasmes
L’alchimie, sciences aux frontières du mystique et de l’expérimental, était également pratiquée dans la quête éternelle de la panacée universelle et jouait un rôle dans la préparation des médicaments.
L’influence de la religion
La religion teintait les pratiques médicales et les soins. Les prières, les bénédictions et les sacrements étaient jugés nécessaires pour accompagner le processus de guérison. Les maladies étaient fréquemment attribuées à la colère divine ou à l’action du Malin, d’où l’importance des rites religieux.
La chirurgie et ses limites
La chirurgie était primitive et généralement vue comme un dernier recours. Les chirurgiens-barbiers réalisaient des opérations simples telles que des saignées ou des amputations à l’aide d’instruments rudimentaires souvent non stérilisés, ce qui favorisait les infections.

Les institutions de soins
Les lieux dédiés aux soins étaient encore peu nombreux et rudimentaires. On trouvait les hôtels-Dieu et les maladreries, notamment pour les malades de la lèpre, une maladie très répandue et crainte à l’époque.
Les hôpitaux médiévaux
Les hôpitaux, souvent adossés à des abbayes ou des couvents, étaient des lieux d’accueil pour les voyageurs, les pauvres et les malades. Il s’agissait davantage de lieux destinés à l’isolement et au soin de l’âme qu’à la guérison physique.
Le rôle des médecins
Les médecins, peu nombreux, étaient souvent formés dans des écoles de médecine telles que celles de Salerne ou de Montpellier. Leur connaissance était principalement théorique, basée sur des traités et ils étaient, pour la plupart, inaccessibles aux couches populaires.
Les traitements et théories médicales
La théorie des humeurs influait sur la manière de voir la maladie et de la traiter. La régulation des humeurs par des méthodes comme la saignée, l’application de sangsues ou de laxatifs était considérée comme essentielle. A côté de cela, on croyait aux vertus de la transplantation de certaines parties d’animaux sur l’être humain pour traiter des maux spécifiques.
La santé par l’hygiène de vie
Bien que moins développée comparativement à aujourd’hui, la notion d’hygiène englobait des pratiques comme la baignade dans des bains publics. L’alimentation jouait également un rôle, avec la croyance en la diététique, qui pensait que les aliments pouvaient rééquilibrer les humeurs du corps.
Comparaisons et influences spirituelles et culturelles
Les rituels païens cohabitaient avec les croyances chrétiennes, et la science de l’époque puisait dans ce synchrétisme. L’astrologie influençait également les décisions médicales avec la croyance que les alignements des astres pouvaient avoir une répercussion sur la santé.
Soins et croyances à l’époque des Vikings
Les Vikings avaient leurs propres méthodes curatives, souvent mêlant rituels magiques et plantes médicinales. Ils jouissaient d’un style de vie active et de liaisons continues avec la nature, qui incluaient l’utilisation d’objets comme les bracelets viking, attribués de vertus protectrices ou de guérison par la culture populaire d’aujourd’hui. Ces bijoux, récupérés par les commerçants en accessoires nordiques, sont souvent vendus comme lien avec cette époque fascinante. Ils assurent parfois véhiculer les mêmes bienfaits que ceux qu’on leu prêtait auparavant.
La diversité des traitements à travers les régions
Il existait de grandes disparités dans l’accès aux soins et dans les traitements selon les régions de l’Europe. Les villes commerçantes influencées par les échanges avaient accès à des connaissances plus diversifiées, tandis que dans les campagnes, on comptait souvent sur les remèdes traditionnels et locaux.
FAQ
Quelles étaient les influences majeures de la médecine médiévale ?
La médecine médiévale était fortement influencée par les textes de l’Antiquité, les théories des humeurs, mais aussi par les connaissances transmises par les savants arabes et l’influence de l’Église.
Peut-on trouver des similitudes entre la médecine médiévale et la médecine moderne ?
Même si elle semble très éloignée de nos pratiques actuelles, la médecine médiévale posait les bases de notre approche moderne avec la notion de traitement par les plantes et l’importance donnée à l’hygiène de vie. Toutefois, le contexte religieux et superstitieux qui l’accompagnait contraste grandement avec la rigueur scientifique actuelle.




