Tendinite et entorse : deux blessures, deux mécanismes
La tendinite correspond à une inflammation ou une irritation d’un tendon, cette structure fibreuse qui relie le muscle à l’os. Elle apparaît généralement de façon progressive, à la suite de mouvements répétitifs, d’une surcharge d’entraînement ou d’un geste technique mal maîtrisé.
L’entorse, elle, touche les ligaments, ces bandes qui stabilisent les articulations. Elle survient le plus souvent de manière brutale, à la suite d’un choc, d’une torsion ou d’une chute. La cheville, le genou et le poignet sont les articulations les plus fréquemment concernées.

Les signes qui permettent de distinguer les deux blessures
- Mode d’apparition : douleur progressive pour la tendinite, douleur brutale et immédiate pour l’entorse
- Localisation : douleur le long du tendon (souvent près d’une articulation) pour la tendinite, douleur centrée sur l’articulation elle-même pour l’entorse
- Gonflement : modéré et localisé pour la tendinite, souvent important et rapide pour l’entorse, en particulier si elle est sévère
- Hématome : rare dans la tendinite, fréquent dans les entorses moyennes à graves
- Mobilité : douleur à l’effort mais articulation stable pour la tendinite, instabilité ou sensation de dérobement possible pour l’entorse
- Contexte : geste répété ou surmenage pour la tendinite, traumatisme identifiable pour l’entorse
Un test simple donne souvent une bonne indication : si la douleur augmente lorsque vous contractez le muscle concerné sans bouger l’articulation, il s’agit probablement d’une tendinite. Si la douleur se manifeste surtout au niveau de l’articulation lors d’un mouvement de torsion ou d’appui, l’entorse est plus probable.

Que faire en cas de doute ?
Dans les deux cas, le protocole GREC (Glace, Repos, Élévation, Compression) constitue la première réponse à apporter dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes. Il permet de limiter l’inflammation et de soulager la douleur en attendant un avis médical.
Soulager / GuérirOù peut-on être pris en charge pour le traitement du cancer du sein à Lyon ?Certains signes doivent amener à consulter rapidement un professionnel de santé : impossibilité de poser le pied ou d’utiliser le membre, gonflement important, déformation visible, douleur qui ne diminue pas après plusieurs jours de repos, ou sensation d’instabilité articulaire. Seul un examen clinique, éventuellement complété par une imagerie, permet de poser un diagnostic précis et d’écarter une lésion plus sévère comme une rupture ligamentaire ou tendineuse.
Des prises en charge différentes
La tendinite se traite généralement par le repos relatif, l’adaptation ou l’arrêt temporaire de l’activité en cause, des étirements doux et parfois de la kinésithérapie. La reprise se fait progressivement, en travaillant sur les gestes ou les charges à l’origine de la blessure.
L’entorse, selon sa gravité, peut nécessiter une immobilisation, le port d’une attelle ou d’une orthèse, voire une rééducation proprioceptive pour restaurer la stabilité de l’articulation. Les entorses graves, avec rupture ligamentaire complète, peuvent dans certains cas justifier une prise en charge chirurgicale.

FAQ
Peut-on avoir une tendinite et une entorse en même temps ?
Oui, c’est possible, notamment lors d’un traumatisme important qui sollicite à la fois les tendons et les ligaments d’une même zone. C’est une raison supplémentaire de consulter en cas de doute.
Combien de temps dure une tendinite par rapport à une entorse ?
Une tendinite peut mettre plusieurs semaines à plusieurs mois à guérir selon sa chronicité. Une entorse bénigne se résorbe généralement en une à trois semaines, tandis qu’une entorse grave peut nécessiter plusieurs mois de rééducation.
Le gonflement est-il toujours présent dans une entorse ?
Pas systématiquement, mais il est plus fréquent et plus rapide que dans une tendinite. Son absence n’exclut pas le diagnostic, seul un examen médical permet de trancher.
Faut-il toujours faire une radio ou une IRM ?
Pas nécessairement. Le médecin évalue d’abord la blessure cliniquement et ne prescrit une imagerie que s’il suspecte une fracture, une rupture ligamentaire ou tendineuse, ou en l’absence d’amélioration.




