Traiter un carcinome basocellulaire peut s’accompagner de nombreuses questions et doutes, comme j’ai pu le constater à travers divers témoignages. Si vous êtes confronté à cette situation, vous n’êtes pas seul, et savoir comment d’autres patients ont traversé ces étapes peut grandement vous aider. N’hésitez pas aussi à consulter notre guide pour reconnaître les signes précoces d’un carcinome, cela peut fournir des informations complémentaires précieuses.
Les options de traitement vues à travers les yeux des patients
Lorsque j’ai parcouru les forums de discussion pour mieux comprendre les vécus des patients souffrant de carcinome basocellulaire, deux noms sont rapidement revenus : la chirurgie et le traitement par ERIVEDGE. Voici ce que disent certains d’entre eux.
« On m’a diagnostiqué un carcinome invasif sur le visage, et la chirurgie semble une évidence pour mon médecin. Mais je suis effrayée par l’idée d’une cicatrice visible. ERIVEDGE est une alternative qu’on m’a présentée, mais je me demande si cela vaut le coup vu les effets secondaires. »
Face à cette interrogation, je trouve très utile de contextualiser. La chirurgie est souvent le traitement de référence pour le carcinome basocellulaire, principalement parce qu’elle offre le taux de réussite le plus élevé à long terme. Cela dit, pour les patients comme Iamag qui s’inquiètent des impacts esthétiques, le choix peut devenir un dilemme émotionnel.
![Un nez qui penche d'un côté, une arête irrégulière, une narine plus étroite que l'autre : l'asymétrie nasale est fréquente. Elle est parfois discrète, parfois très visible. Elle peut aussi gêner la respiration. Aujourd'hui, plusieurs techniques chirurgicales permettent de la corriger, dont certaines font appel aux ultrasons. Tour d'horizon des solutions, de leurs atouts et de leurs limites. Corriger un nez dévié : où en sont les techniques ? La chirurgie du nez a beaucoup évolué ces dernières années. Aux instruments traditionnels se sont ajoutés des outils plus précis, comme la rhinoplastie ultrasonique, qui permet de sculpter les os du nez de façon plus ciblée. Le choix de la technique dépend toutefois de chaque situation. Il repose sur un examen attentif du nez, de sa structure et des attentes du patient. D'où vient une déviation nasale ? Le nez se compose de plusieurs structures : les os propres du nez en haut, des cartilages en bas et une cloison centrale, le septum. Une déviation peut toucher l'une ou plusieurs de ces structures. Ses origines sont variées : Une cause congénitale : certaines asymétries sont présentes dès la naissance ; Un traumatisme : choc, chute ou accident sportif, parfois oublié depuis l'enfance ; Une croissance asymétrique du visage pendant l'adolescence ; Les séquelles d'une chirurgie antérieure du nez. Des conséquences esthétiques… et parfois fonctionnelles Sur le plan esthétique, un nez dévié attire le regard vers le centre du visage. Il peut donner une impression de déséquilibre, même lorsque la déviation est modérée. Certaines personnes en souffrent sur le plan de l'image de soi. La gêne n'est pas toujours qu'esthétique. Une déviation de la cloison nasale peut réduire le passage de l'air. Elle provoque alors : Une obstruction nasale, souvent d'un seul côté ; Une respiration buccale, notamment la nuit ; Des ronflements ou un sommeil moins réparateur ; Parfois des sinusites à répétition. Lorsque la gêne est à la fois esthétique et respiratoire, on parle de rhinoseptoplastie. Elle corrige à la fois la forme du nez et la cloison. [caption id="attachment_81069" align="aligncenter" width="1078"] Un examen précis permet d'identifier les structures responsables de la déviation.[/caption] Les différentes approches chirurgicales La rhinoplastie fermée ou ouverte La rhinoplastie peut être réalisée par voie fermée, avec des incisions situées à l'intérieur des narines. Elle ne laisse pas de cicatrice visible. La voie ouverte ajoute une petite incision sous la pointe du nez, sur la columelle. Elle offre une meilleure visibilité des structures, utile pour les corrections complexes. La septoplastie Quand la cloison est déviée, le chirurgien la redresse ou retire la partie qui obstrue le passage de l'air. Ce geste peut être réalisé seul ou associé à une rhinoplastie. Des greffes de cartilage sont parfois utilisées pour renforcer ou redresser certaines zones. Les ostéotomies : remodeler l'os Pour corriger une déviation osseuse, le chirurgien doit sectionner et repositionner les os du nez. C'est ce qu'on appelle les ostéotomies. Deux grandes familles d'instruments existent pour les réaliser. Instruments traditionnels ou ultrasons : quelles différences ? Les instruments traditionnels Historiquement, les os du nez sont travaillés avec des ostéotomes, sortes de petits ciseaux à frapper, et des râpes. Ces instruments ont fait leurs preuves depuis des décennies. Ils permettent des interventions rapides, et de nombreux chirurgiens les maîtrisent parfaitement. Leur principale limite : la fracture de l'os est moins contrôlée. Les tissus voisins peuvent être davantage sollicités, ce qui favorise parfois les ecchymoses et le gonflement. La technologie ultrasonique La piézochirurgie utilise des inserts qui vibrent à fréquence ultrasonique. Ils coupent ou sculptent l'os de manière très précise. Leur particularité : ils agissent sur les tissus durs, comme l'os, tout en épargnant largement les tissus mous, comme les muqueuses ou les vaisseaux. Cette technique présente plusieurs intérêts : Une précision accrue dans le remodelage de l'os ; Un meilleur contrôle visuel des gestes ; Des suites parfois plus légères, avec moins d'œdème et d'ecchymoses selon plusieurs publications ; La possibilité de corrections fines sur des asymétries complexes. Les limites de chaque méthode Aucune technique n'est universelle. La rhinoplastie ultrasonique demande souvent une voie ouverte et un décollement plus large des tissus. L'intervention peut être plus longue. Elle nécessite aussi un équipement spécifique et une formation particulière du chirurgien. Pour une petite correction, elle n'est pas toujours indispensable. Les instruments traditionnels restent, eux, pertinents dans de nombreux cas. Leur résultat dépend largement de l'expérience de l'opérateur. Dans tous les cas, la technique doit être choisie en fonction de l'anatomie du patient, et non l'inverse. Et la rhinoplastie médicale ? Les injections d'acide hyaluronique peuvent camoufler une légère asymétrie. Elles ne redressent toutefois ni l'os ni la cloison. Elles ne règlent aucun problème respiratoire. Elles comportent aussi des risques, notamment vasculaires, et doivent être réalisées par un médecin qualifié. Les suites opératoires Après une rhinoplastie, quelle que soit la technique, plusieurs étapes sont à prévoir : Une attelle est généralement portée sur le nez pendant environ une semaine ; Des ecchymoses et un gonflement apparaissent autour des yeux, puis s'estompent progressivement ; Une gêne respiratoire transitoire est fréquente les premiers jours ; Une éviction sociale d'une à deux semaines est souvent conseillée ; Le résultat définitif s'apprécie après plusieurs mois, souvent autour d'un an. Les sports de contact et le port de lunettes lourdes sont à éviter pendant un temps défini par le chirurgien. Bien préparer son projet Une rhinoplastie est une intervention à part entière. Elle doit être réalisée par un chirurgien qualifié, en chirurgie plastique ou en ORL et chirurgie cervico-faciale. Pour une chirurgie à visée esthétique, la loi impose un délai de réflexion d'au moins 15 jours après la remise du devis. Lorsque la gêne est respiratoire, la partie fonctionnelle de l'intervention peut être prise en charge par l'Assurance Maladie, sous conditions. Pour mieux comprendre l'intervention et ses risques, la Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique met à disposition des fiches d'information destinées aux patients. Un nez redressé, un visage rééquilibré Corriger un nez dévié, c'est souvent améliorer à la fois l'harmonie du visage et le confort respiratoire. Techniques traditionnelles et ultrasoniques ont chacune leur place. Le bon choix dépend de l'anatomie, de l'importance de la déviation et de l'expérience du chirurgien. Une consultation approfondie reste la première étape.](https://www.celyatis.com/wp-content/uploads/2026/10/905e5a13-a053-4fde-90d1-fb2c6003a571.jpg-2026-10-12T113742.747.png)
L’avis d’un expert médical
« La plupart des carcinomes basocellulaires sont traités efficacement par chirurgie. Le médicament ERIVEDGE, que certains envisagent, est surtout destiné aux cas où une intervention chirurgicale serait impossible ou périlleuse. »
En lisant ce témoignage, j’ai ressenti tout le poids d’une décision difficile : entre une option médicalement recommandée et une alternative potentiellement plus « confortable » mais moins éprouvée. De plus, les discussions autour des chirurgiens me rappellent l’importance de choisir le bon praticien, comme souricette l’a souligné :
Recommandations personnelles pour trouver un spécialiste
« À Paris, l’hôpital Saint-Louis est une référence en chirurgie plastique. Si vous cherchez quelqu’un de plus spécifique, le Dr Guichard à la clinique Bizet a fait des miracles sur plusieurs patients que je connais. »
En effet, je recommande toujours de demander des avis post-opératoires directement à d’anciens patients quand cela est possible. Les avis « terrain » restent d’une grande aide.
Comprendre les effets secondaires des traitements comme ERIVEDGE
Un autre point qui revient souvent concerne les effets secondaires des traitements médicamenteux. ERIVEDGE, par exemple, est critiqué pour ses effets indésirables importants qui incluent perte de cheveux, nausées sévères et sensation de fatigue extrême. Une patiente que j’ai interviewée a partagé ceci :
« Les premières semaines sous ERIVEDGE ont été un cauchemar, mais petit à petit, mon corps s’est ajusté. J’ai vu une nette réduction de la taille de mon carcinome, mais je me demande encore si cela valait toutes ces nuits agitées et ces jours sans énergie. »
En tant que lecteur, ce type de témoignage insiste sur l’importance de discuter en détail des avantages et inconvénients avec votre oncologue ou dermatologue pour prendre une décision éclairée.

Mon conseil basé sur l’expérience des autres
Je recommanderais toujours, lorsque vous êtes face à un choix crucial comme celui du traitement d’un carcinome basocellulaire, de :
- Demander un second avis médical si vous hésitez encore entre chirurgie et médicament.
- Évaluer votre tolérance aux effets secondaires, en considérant également votre qualité de vie actuelle et post-traitement.
- Vous rapprocher de patients qui ont choisi l’une ou l’autre solution. Les forums ou réseaux de soutien comme celui de la Ligue contre le Cancer regorgent de témoignages enrichissants.
L’important est de se sentir soutenu. Le carcinome basocellulaire, bien qu’un cancer, reste l’un des cancers de la peau les moins agressifs lorsqu’il est pris en charge rapidement. Bon courage dans vos démarches et n’hésitez pas à poser toutes vos questions aux professionnels de santé.



